Vignoble suisse, des initiatives pour une viticulture durable

Un article transmis par Rémi et Justine, cavistes suisses en ligne ayant à cœur de mettre en valeur les terroirs du vignoble suisse.

À l’instar de ses pays voisins, le vignoble suisse est en pleine transformation. L’enjeu est de taille : remettre à plat la viticulture et la vinification conventionnelles afin de réduire l’impact négatif de la viticulture sur l’environnement, sur les travailleurs de cette filières et sur les consommateurs.

Dans le vignoble suisse, « viticulture biologique » s’entend de 3 façons

  • Ce qu’on appelle le « Bio fédéral » impose un cahier des charges à la vigne, mais la vinification conventionnelle reste possible.
  • Le « Bourgeon » est un label quant à lui plus contraignant. Il impose un cahier des charges comprenant des directives sur les produits autorisés, mais aussi sur les zones de compensation écologique (haies, arbres, cachettes pour oiseaux, …).

Et enfin le label « Demeter » distingue les domaines viticoles en biodynamie.

Viticulture biologique et biodynamique nécessitent une adaptation

La difficulté réside dans le fait que ce qui marche dans une région viticole n’est pas forcément adapté à toute la Suisse. La région du Valais, première région viticole suisse en surface, est caractérisée par des petites parcelles aux pentes abruptes, très ensoleillées et avec peu de précipitations. Difficile alors de laisser l’herbe pousser à sa guise quand on sait qu’elle peux faire concurrence à la vigne pour son alimentation en eau.

Le travail manuel ou mécanique est bien plus important en viticulture biologique. Par exemple lorsque l’on préférera un défeuillage important à un traitement chimique : encore une fois les régions viticoles aux reliefs les plus importants sont moins adaptables à ce type de pratique.

Des domaines viticoles pionniers en matière de bio et biodynamie ont tout de même ouvert la voie. Leurs expérimentations sont riches d’enseignements. On pense notamment au domaine de Beudon en biodynamie depuis 1993.

D’autres solutions existent. Permettent-elles vraiment de contourner ces obstacles ? On pense notamment aux cépages plus résistants, que le bon sens paysan des viticulteurs suisses ramène au goût du jour, ou qui sont créés pour soutenir ce modèle de viticulture biologique.

La production intégrée : la 3ème voie

La Production intégrée se définit comme la « troisième voie » entre viticulture conventionnelle et biologique. L’idée est de replacer l’agronomie au cœur des pratiques agricoles. Un ensemble de pratiques préventives permet de limiter et même diminuer les pratiques curatives qui souvent nécessitent l’usage de pesticides de synthèse.

Remarque de Bonum Vinum

En matière viticole comme dans l’agriculture en général, seuls les labels certifiés avec cahier des charges rigoureux sont des garanties pour le consommateur.

Pour découvrir les cépages typiques du vignoble suisse (Johannisberg, Œil de perdrix, Fendant, Cornalin, Humagne, Petite Arvine) et les caractéristiques de chaque région : www.vigne-suisse.ch

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

2 commentaires sur “Vignoble suisse, des initiatives pour une viticulture durable”