Prieuré la Chaume, la belle histoire du rosé Caravage

Parmi les vins de Christian Chabirand, vigneron du domaine Prieuré la Chaume, en Vendée, il y a la cuvée Caravage, nom qu’il a donné à son rosé. Un rosé gastronomique, ample, tendu avec des arômes de vanille, de mangue, de litchis et qui se distingue des vins d’été vite faits et vite bus. Là, on s’arrête, on contemple. Car Christian l’a composé comme un tableau du grand maître dont il porte le nom : Caravage.

La découverte du tableau Judith décapitant Holopherne

En juin 2014, dans un grenier toulousain, gris de crasse, sous de vieux matelas, a été découvert le tableau attribué au Caravage et représentant Judith décapitant Holopherne. La toile au réalisme violent est très vite déposée à Paris chez Éric Turquin, principal expert français des maîtres anciens. Celui-ci est formel. Il s’agit d’un original et d’une œuvre majeure du grand peintre.

La petite histoire dans la grande…

Quel rapport y a-t-il entre ce tableau et le rosé Caravage du Prieuré la Chaume ?

Voici l’histoire telle que Christian Chabirand la raconte :

Le 8 avril 2016, un appel téléphonique parisien atterrit au Prieure la Chaume. Un petit vignoble situé en Sud Vendée.

– Allo, bonjour, suis-je bien au domaine Prieuré la Chaume ? Mr CHABIRAND peut-être ? Est-ce bien vous qui produisez un vin rosé appelé « Le Caravage » ? Excusez-moi de cette demande bien tardive mais auriez-vous la possibilité de nous faire parvenir 48 bouteilles du dit rosé ? Si possible sous 48 heures ?

– Ah oui, en effet, c’est urgent ! Cela semble possible. Je vérifie. Voilà chose faite !

La marchandise fut alors expédiée et je n’eus plus aucune nouvelle des bouteilles en question…

Un mois plus tard, au petit matin, je sillonne les routes de Normandie en visite de quelques restaurants étoilés. J’ écoute la radio. Comme à l’accoutumée, les unes de l’actualité sont égrenées. La toute première retient mon attention : le journaliste reçoit ce jour un expert en peinture d’Art qui vient évoquer sur les ondes le résultat de l’expertise qu’il a pilotée sur l’authenticité de cette fameuse toile du Caravage, trouvée un an plus tôt dans un grenier toulousain… Grand amateur du peintre et de ses œuvres, j’écoute avec attention les détails livrés par Mr TURQUIN pendant cette interview. Quand un éclair traverse subitement son esprit ! Je stoppe ma voiture. Mr TURQUIN, ça me dit quelque chose… Je compulse mon carnet de commandes et tombe sur l’achat d’un client dénommé Turquin réalisé un mois plus tôt !! Serait-ce le même Mr TURQUIN qui m’ aurait commandé les bouteilles du rosé Le Caravage ? . Sans plus attendre, je compose le numéro de téléphone en ma possession et atterrit sur le cabinet d’expertise TURQUIN dans le II arrondissement parisien.

– Allo bonjour ! Puis-je parler à Mr TURQUIN ?- Non, ce ne sera pas possible, il est en interview toute la journée. Mais qui êtes-vous ?

Mr CHABIRAND, vigneron.

– Ah vous tombez vraiment bien Mr CHABIRAND ! Nous n’avons plus une seule goutte de rosé de votre très appréciée cuvée Le Caravage. !

– Vraiment !?

Oui bien sûr, car en ce moment Mr Turquin fait de nombreux cocktails avec les médias et personnalités du monde des Arts en présentant ce fameux Caravage « Judith décapitant Holopherne ». Et votre rosé est le vin qui accompagne chacune de ces occasions !

Un rosé en hommage aux rouges du Caravage !

A découvrir en 2020 chez Christian : Naissens, de fines bulles de Chardonnay et de Pinot noir, méthode originelle (communément méthode ancestrale) .

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.